Une réflexion récente sur la littérature a révélé que les personnes atteintes de maladies non transmissibles (MNT), telles que l'hypertension, le diabète et les maladies cardiaques et pulmonaires chroniques, sont doublement pires pendant la pandémie en cours.

Des chercheurs d'Australie, du Népal, du Bangladesh et d'Inde ont collaboré à l'examen de la littérature relative au COVID-19 et aux MNT. Ils ont identifié certaines tendances générales importantes et formulé des recommandations pour une approche holistique pour aider les personnes atteintes de maladies préexistantes.

Covid-19 : Une approche holistique est-elle nécessaire ?

Les chercheurs ont découvert que les MNT et la pandémie de COVID-19 se perturbent mutuellement.

Les personnes atteintes de MNT ont un risque plus élevé de COVID-19 sévère. Dans le même temps, divers aspects de la pandémie augmentent le risque de développer ces maladies.

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D'une part, les personnes atteintes de MNT sont plus susceptibles d'avoir des conséquences graves si elles développent le COVID-19. D'autre part, leur situation socio-économique et leur accès aux soins de santé peuvent être affectés par les réponses de santé publique.

Les auteurs de l'enquête préconisent une "perspective syndémique" dans la gestion du traitement des personnes atteintes de MNT pendant la pandémie en cours.

Le terme "syndémie" - abréviation de "épidémie synergique" - a été inventé dans les années 1990. Il fait référence à l'interaction de facteurs socio-écologiques et biologiques conduisant à des résultats défavorables.

Pendant les syndémies, les personnes atteintes de MNT sont plus exposées à des facteurs de risque tels que les problèmes de santé mentale, le manque d'accès aux services de santé et la pauvreté.

Selon la présente recherche, publiée dans Frontiers in Public Health, la pandémie de COVID-19 s'est transformée en syndémie à la mi-juin 2020. Cela est dû à des facteurs tels que la solitude, l'insécurité financière et l'accès limité aux soins de santé.

Par exemple, en raison d'une perte de revenu, les gens sont plus susceptibles de réduire leurs dépenses alimentaires et peuvent avoir une alimentation plus pauvre en conséquence. Ou bien, les personnes ayant des problèmes de santé mentale peuvent éprouver des symptômes exacerbés en raison de l'isolement.

Pour les personnes vivant avec des MNT, des facteurs comme ceux-ci peuvent augmenter le risque de COVID-19 sévère et aggraver leurs conditions préexistantes.

L'objectif de l'auteur principal Uday Narayan Yadav - un doctorat. étudiant à l'Université de la Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney, Australie - et l'équipe devait se concentrer sur les pays à revenu faible et intermédiaire, mais ils incluaient également des références de soutien d'autres pays.

Ils mettent en évidence certaines preuves à l'appui de l'idée d'une proportion plus élevée de malnutrition et de problèmes psychologiques parmi les personnes atteintes de MNT.

Les chercheurs émettent ensuite l'hypothèse que les personnes ayant des conditions préexistantes qui vivent avec plus de privation sociale et économique sont moins susceptibles d'accéder aux services de santé pendant la pandémie.

Certaines mesures visant à réduire la propagation du virus responsable du COVID-19, telles que les verrouillages, les quarantaines et la distance physique, ont rendu plus difficile l'accès des personnes aux services de santé pour d'autres conditions.

Une enquête de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les données de 155 pays a révélé que 53% de ces pays avaient des services partiellement ou complètement déficients pour les personnes atteintes de MNT.

Des études ont également montré que les mécanismes d'adaptation négatifs, tels que l'usage du tabac et la consommation d'aliments transformés malsains, ont augmenté au cours de la pandémie, entraînant de nouveaux risques.

Ces problèmes et d'autres similaires pourraient conduire à l'aggravation de conditions préexistantes, ce qui pourrait entraîner une augmentation des hospitalisations et des coûts sociétaux élevés.

Pour s'attaquer au problème, les auteurs recommandent que les réponses de santé publique à la pandémie prennent en compte non seulement les problèmes de santé individuels, mais une combinaison de conditions préexistantes et de statut socio-économique. C'est ce qu'ils entendent par perspective syndémique.

Les auteurs de l'article mettent en évidence quatre domaines dans lesquels une approche syndémique peut entraîner des changements positifs:

  • Fournitures essentielles et diffusion d'informations: Ils réclament un approvisionnement des besoins de base, tels que les produits d'épicerie et les articles sanitaires, ainsi que la diffusion en temps opportun des informations et la lutte contre les fausses nouvelles
  • Soutien à l'autogestion au niveau communautaire: Ils demandent aux autorités sanitaires d'éduquer et de soutenir les personnes atteintes de MNT alors qu'elles surveillent leurs symptômes, adhèrent aux plans de traitement et recherchent des soins. Les auteurs notent que les médias traditionnels et sociaux, ainsi que les agents de santé communautaires, ont également un rôle crucial à jouer
  • Revitaliser la prestation des soins de santé: Ils appellent à une utilisation accrue des plateformes de soins de santé numériques pour améliorer l'accès aux services et aux informations nécessaires aux personnes atteintes de MNT. Cela dépend également de la mobilisation accrue des agents de santé communautaires
  • Politique, plaidoyer et recherche: Ils demandent aux gouvernements, aux organisations de la société civile, aux chercheurs et au secteur privé de mettre en commun leurs compétences et leurs ressources. En outre, disent-ils, les organisations internationales, les philanthropes et les industriels devraient se manifester pour aider les pays confrontés à des crises financières.
  • Augmentation des taxes sur les articles malsains: Ces derniers, soutiennent-ils, devraient être utilisés pour subventionner le coût des aliments nutritifs
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